Payer pour du vent. Voilà le nouveau sport national imposé par l’Hôtel de ville. Sous l’impulsion du gouverneur Daniel Bumba, les automobilistes kinois ont pris d’assaut la Sofibanque. Leurs francs congolais se sont envolés, mais les précieux macabres restent invisibles. Deux mois d’attente. Deux mois de silence glacial. De la Gombe à Bandalungwa, la colère gronde contre ce fisc de l'ombre. Les chauffeurs de taxi, traqués par la police, crient au vol organisé. L’administration brille par son mutisme.
L’argent dort-il dans les coffres ou s’est-il évaporé ? Le mystère s'épaissit autour de cette collecte sans contrepartie. La société civile exige désormais des comptes, des chiffres et des dates. Est-ce un simple naufrage administratif ou une escroquerie d’envergure ? La confiance entre les citoyens et l'autorité urbaine est en lambeaux. Sans vignette ni calendrier de livraison, les routes de Kinshasa deviennent le théâtre d’une incertitude explosive. Le gouverneur doit parler. Ou rendre l'argent.
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